JUIN 2006
SUJET I - DISSERTATION
Le référendum sous la cinquième
SUJET
2 - Commentaire
« À l'heure où il me faut vous présenter la démission de ce
Gouvernement: La formule de Michel Rocard, le 15 mai 1991, est révélatrice
de la subordination politique du premier ministre au chef de l'État. À cet égard, le président est d'une essence différente.
On ne saurait, en effet, confondre l'élu du peuple avec la personne, qui
ne doit son autorité qu'à sa seule volonté. Ce lien de subordination découle,
enfin et surtout, de la logique partisane. Le premier ministre ne dispose
d'aucune confiance de rechange, lorsque celle de l'Élysée se dérobe. Ma légitimité,
c'est le président de la République (J.-P. Raffarin). Songerait-il à se
livrer à un jeu de bascule, en s'appuyant sur la majorité parlementaire, qu'il
lâcherait la proie pour l'ombre. Car celle-ci n'est pas la sienne, mais la chose
du président. Hors le soutien présidentiel point de salut pour un premier
ministre! On connaît le propos de Jacques Chaban-Delmas en 1970 : Que
serait ce premier ministre qui s'accrocherait à son poste qui se dresserait
contre le chef de l'État? Ce serait un triste sire! »
Jean GICQUEL
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