MAI 2008
SUJET
1 : DISSERTATION
Le premier ministre sous la Cinquième république
I - UN RÔLE
VARIABLE AU SEIN DE L'EXÉCUTIF
1° Le Premier ministre procède du Président de la République
2° Il est responsable de facto devant le Président de la République
1° Le droit de dissolution ne lui appartient pas
2° Certains actes présidentiels échappent à son contreseing (art 19)
1° En période de cohabitation, il est quasiment élu par le peuple et répond devant lui
2° Fort de cette légitimité il récupère les pouvoirs usurpés par le Président de la République
1° Il dirige le Gouvernement et dispose du pouvoir réglementaire (art 21)
2° De ce fait il contribue largement à déterminer la politique de la Nation
II
- UN RÔLE CONSTANT DANS LES RELATIONS AVEC LE PARLEMENT
1° Le vrai chef de la majorité est le Président de la République
2° Le Premier ministre n’est que le chef d’Etat major : il conduit la majorité par délégation
1° Le chef d’une coalition victorieuse
2° Mais dont la discipline n’est pas toujours parfaite
1° Le Premier ministre peut limiter l’initiative (art 41 ; art 44)
2° Le Premier ministre peut limiter l’adoption (art 44 : art 49.3)
1° Le peu d’effet des questions et des commissions d’enquête
2° La difficulté de renverser le Gouvernement
SUJET 2
: COMMENTAIRE
« Il est normal chez nous que le Président de la République et le
Premier ministre ne soient pas un seul et même homme. Certes, on ne saurait accepter qu'une dyarchie existât au
sommet. Mais, justement, il n'en
est rien. En effet, le Président,
qui, suivant notre Constitution, est l'homme de la nation, mis en place par
elle-même pour répondre de son destin ; le Président, qui choisit le Premier
ministre, qui le nomme ainsi que les autres membres du Gouvernement, qui a la
faculté de le changer, soit parce que se trouve accomplie la tâche qu'il lui
destinait et qu'il veuille s'en faire une réserve en vue d'une phase ultérieure,
soit parce qu'il ne l'approuverait plus ; le Président, qui arrête les décisions
prises dans les conseils, promulgue les lois, négocie et signe les traités, décrète
ou non les mesures qui lui sont proposées, est le chef des armées, nomme aux
emplois publics ; le Président qui, en cas de péril, doit prendre sur lui de
faire tout ce qu'il faut ; le Président est évidemment seul à détenir et à
déléguer l'autorité de l'Etat. Mais,
précisément, la nature, l'étendue, la durée de sa tâche impliquent qu'il ne
soit pas absorbé, sans relâche et sans limite, par la conjoncture politique,
parlementaire, économique et administrative.
Au contraire, c'est là 1e lot, aussi complexe et méritoire
qu'essentiel, du Premier ministre français »
Général De Gaulle, 1964.
I - LA DYARCHIE AU SOMMET A ÉTÉ ÉCARTÉE PENDANT DE NOMBREUSES ANNÉES
II - MAIS LA DYARCHIE AU SOMMET S’EST INSTAURÉE AVEC LA COHABITATION